...

j'avais écris qu'il y a des moments où c'est le bonheur qui nous porte, et d'autres
où c'est nous qui devons porter le bonheur...en ce moment, c'est le bonheur qui me porte, du coup,
je me laisse faire, et donc je n'ai guère d'inspiration...mais je vous aime...

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# Posté le jeudi 14 mai 2009 04:01

...

Je reviens doucement. Les murs se rapprochent petit à petit.
Je peux alors sentir la douceur d'un lit bordé avec soin. C'est tellement lointain ce visage
qu'il va me falloir un moment pour l'apprivoiser à nouveau. Mais peut-être que c'est un peu pour ça que je reviens au fond. Pour l'instant, ces yeux sont fermés ce qui me laisse du temps pour admirer le paysage.
Les fleurs apparaissent timidement. Je me sens bien. Je me sens incroyablement bien.
- Phillippe...
Il se réveille en sursaut et ses yeux me sourient. Mais je ne sais plus dire "Alors, comment vas-tu, les enfants vont bien..." ses choses si banales qui semblent vaines une fois qu'on a compris. Pourtant, il se lance. Pourtant dans ces propos, je sais qu'il manque quelqu'un. Je lui demande de me conduire chez moi. Il m'aide à me lever, il dit ce qu'il faut dire aux infirmières, il m'aide à marcher, à sourire et à descendre des escaliers.
Tout en conduisant, il me parle toujours de tout et de rien :
- Tu sais, avec Sophie, on va partir cet été...
- Qui-est-ce, Sophie ?
- Sophie, c'est...tu ne te souviens pas de Sophie ?
Non. Je ne me souviens pas de Sophie. A part peut-être une jolie fille.
Je me souviens surtout de quelqu'un d'autre. Une fois arrivé, je traverse la maison. Je me dirige vers la bassecourt. Il me suit. Les poules sont toujours là mais l'herbe a poussé. Elle avait l'habitude d'en prendre soin et c'était tout le charme de la maison. Au moins, je sais où elle est partie.
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 05:42

La haine de l'amour de soi- essai d'écriture

Je me lève. Je m'aime. Je trébuche. Je n'arrive pas à aligner deux mots. Mais ce n'est rien. Je m'aime.
Je tombe dans une piscine. Ma mère a deux grosses marques sur le front et elle saigne. Ce sont les marques de mes dents. Mais je m'aime. Je ne réussis rien. Je prends le train. Je suis capable d'oublier ma valise. Mais ce n'est rien. Capable d'oublier ma tête. Bonne à rien. Bonne à tout. Je m'aime. Je fais peur au chat de ma mère. Il me saute au cou. Je me bat avec et il saute par la fenêtre du cinquième étage. Je m'aime. Je dois passer un oral pour un concours. Je ne sais plus. Trois phrases qui ne veulent rien dire, une qui ne s'enchaîne pas avec les trois autres et deux petits mots "excusez-moi". Excusez-moi de trop m'aimer.
Je ne sais pas nager. J'ai essayé une fois. On avait passé un après-midi avec ma grand-mère et ma s½ur. J'essayais la nage. Mais je paniquais. Ma s½ur essayait de nous ramener mais nous étions loin. Je coulais. Elle nous ramenait. Doucement mais sûrement. Elle avait eu la peur de sa vie. Mais moi évidemment, je n'avais rien vu. Je m'aimais. Un ami me dit qu'il m'aime. Je ne réagis pas. Je me déteste.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 15:36

Un extrait

Ça j'aurai toujours beaucoup de mal à comprendre. Pourquoi déjà est-ce qu'on continue à faire des enfants comme s'il en manquait alors qu'il y a tant d'enfants qui ne demandent qu'à être adoptés ? Ensuite, pourquoi quitter ses enfants juste après les avoir mis au monde ? Enfin, pourquoi engager une jeune fille au pair alors que vous savez qu'elle n'aura pas l'autorité naturelle et qu'elle ne pourra en aucun cas faire le travail à votre place, hein ? Espèce de boit-sans-soif !
Bon sang de bonsoir ! Je vais me faire virer à cause d'un caca...
Je donne Sofia à son père qui me regarde comme si j'étais une extra-terrestre. Je repasse pendant qu'Enzo regarde tranquillement Les Pokémones. À voir à vue de nez comment il les regarde, je me demande s'il n'aurait pas une tendance...
Enfin, le lien d'affinité qu'il a avec eux ne me regarde pas mais il va finir drogué s'il continue ! C'est la trentième fois qu'il les regarde depuis que je suis arrivée. Je ne sais pas mais, personnellement, je ne jure plus que par eux... ah, j'ai complètement arrêté Sex and the City, là, pour le coup, je ne sais même plus à quoi ça ressemble !
Bientôt, je sortirai mon sabre multicolore quand Maria arrivera et je lui crierai :
– Bourgeois ! Saint Denis ! Arrière toute ou je vous transperce le derrière...
Euh... ce serait pas Les Visiteurs ça plutôt ?
En parlant de Maria... euh... je crois qu'elle est rentrée parce qu'elle crie très fort. Sacrebleu, je n'ai même pas de sabre sous la main.
– Mais enfin Julia... muchos problemas... que la gente va a decir... que estoy tonta...
Ouhlala... je comprends rien. Elle a dépassé la vitesse du son. Je lui demande de répéter et elle s'énerve encore plus :
– Il y avait encore du caca dans la couche-culotte ! Elle tremblait de froid quand je l'ai récupérée. Elle était gelée.
Mais enfin... il l'a mise dans un congélateur ou quoi ? Ah, j'aperçois juste maintenant Sofia et elle est habillée différemment que tout à l'heure. C'est à n'y rien comprendre. Elle était toute belle quand elle est partie et voilà qu'elle est affublée d'un pyjama rose. Je vous demande un peu.
– Il a dû la changer parce qu'elle avait froid !
Ah oui, mais ça, ma grande, il fallait préparer des habits en cas de caca nerveux.
– Il cherchait quelque chose pour m'attirer des problèmes alors il va aller dire que je ne sais pas m'en occuper au juge...
Eh ben voilà, la petite aura ce qu'elle voulait. Elle ne voulait pas le voir, elle ne le verra plus. Qu'est-ce que tu nous fais un caca nerveux, là ? Ohhh... puis j'en ai marre, moi, je vais rentrer chez moi puisque ici je ne suis bonne qu'à faire des bêtises. Ah ? Tu veux que je reste quand même ? Dommage... quoi ? Non, je disais, c'est sage... sage... comment est-ce qu'on dit sage en espagnol ? Aidez-moi un peu là-haut, autrement, elle serait bien capable de se suicider avec une enveloppe.
Enfin voilà. Les malheurs de Julia. Je n'en peux plus. Je crois que je vais me pendre. Je crois que j'avais idéalisé le fait d'être au pair aux Baléares.
Tout compte fait, c'est pas top. Tout ce que je vois, c'est une ville avec de l'eau
autour et des gens qui se bouffent entre eux.
Heureusement qu'il y a des exceptions, comme Miguel, autrement, j'aurais déjà pété la baraque.

Ce matin, c'est horrible. La petite urine dans sa culotte, la mère hurle, la rhabille et Sofia remet ça. Elle pisse sans arrêter comme si c'était son nouveau job.
Et moi ? Je suis la mère avec les vêtements et les couches-culottes et j'en ferais bien aussi pipi dans mon pantalon. Si on avait été dans un cirque et que ça avait été un skectch, j'aurais mis en fond de musique...
Mon pantalon est décousu ! Si ça continue, on verra le trou de mon... pantalon est décousu...

C'est possible d'avoir deux neurones seulement ? Je crois que c'est ce qui se passe dans la tête de Maria par moments. Elle a un neurone pour avoir l'air intelligente et un autre pour la conforter dans sa bêtise.
Et moi, j'ai chopé deux de tension par le fait. Si ça se trouve, je suis folle et tout ça, c'est le fruit de mon imagination. Mais c'est bien sûr ! Je vous explique...
J'arrive dans l'appartement en début d'après-midi pour faire le ménage, comme d'hab' quoi ! Ella arrive avec Enzo et commence encore à me sortir son deuxième neurone :
– Je n'ai pas pu aller au travail parce que... fait... que bêtises... et... lait...
– Pardon ?
Ah, j'ai oublié de préciser que Maria ne parle qu'espagnol alors, quand elle se met à parler très vite comme présentement, je ne comprends que couic.
– Tu avais laissé ton verre de lait sur ta table de nuit ! Inconsciente... ou quoi ?
– D'accord, j'ai oublié mais pourquoi s'énerver comme ça ?
– C'est très dangereux !
– Euh... si je peux me permettre, un verre de lait n'a jamais tué personne.
– Ben si ! Si le lait pourrit et qu'Enzo trempe ses lèvres dedans, il peut mourir...
Ah, c'est donc pour ça, tout ce foin ! Alors là, c'est ce qu'on appelle la goutte d'eau (on aurait dû dire de lait ! Tais-toi cerveau, tais-toi...) qui fait déborder le vase. Je commence à avoir une bouffée d'énervement qui monte et qui monte et alors... je n'ai pas beaucoup de vocabulaire en espagnol, donc je sors une phrase stupide :
– Si ça continue comme ça, ça va pas pouvoir continuer !

# Posté le samedi 27 septembre 2008 08:37

mon livre

Voilà j'ai finis d'écrire mon premier livre
Pas chocolat Liégeois mais celui qui s'appelle "L'étrange et l'étranger"
certain savent de quoi je parle
doncsi vous voulez le lire
faites-moi signe
Amicalement,
Louise

# Posté le jeudi 07 août 2008 03:32