L'aubaine Espagnole
Mardi 10 Juillet
11:00 Devine où je suis ! Je commence comme ça parce que je me rappelle t'avoir annoncer l'événement de la même manière la première fois aussi... je suis... je suis à Barcelone !!! Incroyable, mais vrai ! Et pas toute seule cette fois-ci, mais avec William, mon meilleur ami de toujours, mon frère de c½ur, mon cousin ou ce que je sais.
Nous sommes à Barcelone. Je sais, je me répète mais c'est pour bien le réaliser. J'adore trop cette ville. Ce voyage est un petit peu imprévu. Comme on n'a pas eu le temps d'organiser Prague et compagnie, on est allé à Barcelone pour une semaine, de lundi soir à lundi matin.
Alors, il faut que je commence par le commencement sinon tu vas patauger dans la choucroute cher ami lecteur.
On s'est méchamment pris la tête avant-hier soir parce que nous ne savions pas où aller pour faire un voyage économique. Mais vraiment à s'arracher les cheveux genre Artémise et Cunégonde si vous voyez un peu le genre. En plus, il ne voulait pas me dire combien il voulait mettre pour partir. Enfin bref. Trop l'éclate à table. Christine, notre voisine, à eu vent de l'affaire depuis chez elle et est venue nous prêter main forte.
C'est alors qu'à un moment, j'ai entendu William marmonner :
- Donc soit on va quelque part en France, soit on va à Barcelone.
Mon sang n'a fait qu'un tour dans mon c½ur.
Barcelone = Bonheur !
- Tu aimerais aller à Barcelone ?
- Ben oui...pourquoi pas ? C'est ce qu'on avait prévu un moment...
Alleluia.. alelu alleluia...
Mon père nous a passé une adresse pour au cas où nous ne trouverions pas d'auberge de jeunesse.
Le lundi matin, nous nous sommes levés à 5h30 pour nous préparer et faire nos bagages. Je ne vous raconte pas la panique des épis de William qui ont pour habitude de se lever vers 11h. Trop fort.
On est arrivé à Montpellier vers 8h30. On est allé dans le centre pour faire nos dernières démarches pour acheter le trajet en Bus vers Barcelone. Comme je vous le dis !
On a attendu le bus pendant plus d'une heure. J'ai cru que Will allait péter un câble. Bref. Longueur de la route. Pause pipi-room. Et alors nous voyons la pire des créature sur Terre ! Un rouquin avec une peau toute craquelée !
Je fais à Will :
- Hiiii !!! On dirait le méchant dans Spiderman !!!
Il manque de s'étrangler en voyant la tronche du gus en question.
Re-longueur de la route mais en ligne droite.
Ah non, pause à la frontière ! Nous sommes arrêtés pendant une grosse demi-heure par la douane pour un contrôle de papier.
No problem. Vamos a la playa coûte que coûte. On a envie de hurler de joie de pouvoir dire qu'on est en route pour Barcelone pour une semaine de vacances ! Au lieu de ça, les trois quarts des quinquagénaires du bus pioncent, alors nous nous contentons de nous sourire.
Arrivés là-bas, nous prenons le métro pour aller vers le centre. J'ai l'impression d'un air de déjà-vu ou d'une seconde découverte.
En sortant de la bouche du métro, je retrouve la rue où j'ai vécu pendant une semaine, il y a deux ans, chez deux vielles dames, dans une chambre agréable.
On écarquille les yeux en traversant les ramblas (surtout Will). C'est une allée très populaire, piétonnière, fréquentée surtout par des touristes, entourée d'arbres de chaque côté et de stands touristiques.
Puis, on est dans un marché, le mercat, où il y a plein de légumes pas chers. On se prend un paraguyo, un brugnion, et "una vina"(une sorte de peau de pêche avec le goût de l'abricot à l'intérieur). Je vous ficherais mon ticket qu'il y a une histoire d'OGM là-dedans.
Nous sommes en train de chercher une auberge de jeunesse mais les trois quarts de celles proposées sur notre liste de touristes perdus sont fermées. L'une d'elles est ouverte mais nous ne sommes pas sûre de l'avoir pour toute la semaine. Nous appelons mon père pour qu'il parle avec son amie de la situation. Pendant qu'ils font affaire, on cherche un endroit où se remplir l'estomac. Guillaume le conquérant et Gloire au combat à Barcelone (origines de nos prénoms). Ca vaut le détour ...
On trouve le long des ramblas un petit restaurant pas trop cher qui fabrique la chose appellée "chawarmas", sorte de kebabs espagnols si vous voulez mon avis. Assez bons.
L'amie de mon père répond positivement par texto et nous donne rendez-vous sur une place dans un quart d'heure. Nous manquons l'étouffement en nous dépêchant de manger. Nous courrons vers la place. Et allez allez allez ! Saloperie de short ! La dératée qui courre sur l'avenue, ce n'est que moi.
La dame est très sympa. cheveux courts, style fashion, attitude speed, branchée jeune, la trentaine, géniale. Qui plus ait, elle nous file les clefs de chez elle. Muchas gracias gente daame !
Après une demi-heure de marche dans les beaux quartiers, on se rend compte qu'elle nous a bien expliqué comment soulever la barre en fer pour ouvrir la porte, mais elle a omis de nous donner le papier où elle avait inscrit le n° et le nom de la rue. Sacré bleu ! Nous sommes foutus !!! Nous nous souvenons du nom Démocratie que nous trouvons et d'un nombre avec un 1 à la fin, le 31, le 51,81, le 11? William les essaye tous. Sésame ouvre-toi please. On n'a pas que ça à faire. Ohhh Sésame s'ouvre !!! Miraacle ... le pied ! Le pied dans le lit surtout ! Enfin, euh, je veux dire que cela nous fait du bien de dormir.
Mercredi 11 Juillet
11:00 Je suis partie en voyage avec une machine à ronfler. Il faut que je te raconte mardi sinon je vais mourir de chaud à ne rien faire...
On se réveille donc de notre première nuit chez Lucy. On rigole pour des bêtises. Rien de nouveau sous le chapiteau. Il rigole parce que je lui dis qu'il s'est endormi en s'exclamant "No ! No ! Dejar !" ce qui est vrai. Il nie parce qu'il ne connaît pas ce verbe espagnol. Je lui dis qu'on ne rêve pas forcément de ce qu'on connaît. Rien n'y fait. Passons.
Lucie nous montre son quartier avec ses propres ramblas qui mènent à la mer. En fait, si je comprends bien, le terme ramblas est utilisé pour des avenues piétonnières uniquement, avec des arbres de chaque côté. Les pingouins à pattes sont des stars ici.
Dans ce quartier, il y a un immeuble que nous avons définitivement nommé "la bite en plastique" ! Ainsi, pas besoin de vous expliquer la forme de la chose.
Lucy nous fait goutter une boisson à base de patates !!! Comme je vous le dis. Berk ! Semblable à du lait de soja monté en mousse. William adore ça.
Moi, je goûte un croissant au chocolat espagnol appelé "pastes". Trop bon. Pourquoi ils ne font pas la même chose en France ?
Au bureau de Lucy, nous consultons nos boîtes mail sur l'ordinateur de Lucy pour voir si quelqu'un aurait répondu par chance à nos demandes d'hébergement gratuit. Que nenni. Crotte de bique et caca d'oiseau !!!
Lucy nous fait comprendre que ça ne la dérange pas qu'on reste jusqu'à lundi si on ne trouve pas. On continue à chercher dans le centre quand même. On demande même le prix d'un hôtel surtout par curiosité (et aussi pour prendre des pass pour les boîtes !!!). 70 euros par nuit et par personne. Tout bien réfléchit, la proposition de Lucy nous tente.
On cherche ensuite de quoi manger. On trouve un restaurant de tapas pas trop cher. Will demande au serveur en espagnol :
- On aimerait... euh... on désirerait...une portion de mondingus, de calamar fris et de l'omelette...
Le gus nous sort dans une très aimable langue que nous ne connaissions pas jusqu' alors dont la signification donnerait ceci :
- Regardez sur la carte et choisissez parce que je n'ai pas que ça à faire.
Non mais dis donc vous ! Et nos efforts espagnolitiques, vous y songez ? C'est pas croyable...attendez que je vous assomme avec une casserole !...
On essaye de se rabattre sur la gente féminine en espérant que celle-ci sera plus aimable. Mais malheureusement une bande de gros serveurs en uniforme noir et blanc déboule. Ca fout les chocottes cette affaire, c'est rien de le dire... viens Will, on s'en va, on va se faire arrêter si ça continue...
S'ils nous avaient mis des menottes, je suis sûre qu'il aurait trouvé le courage de réciter par coeur :
- une portion de mondingus, des calamars fris et deux parts d'omelettes... une portion de mondingus, des calamars fris,...
Grâce à cette soudaine force de persuasion révélée chez Will, nous voilà attablés comme des malpropres.
Pour ce qui est des tapas, elles n'ont rien d'extraordinaire pour les efforts qu'elles nous ont coûté. Des boulettes de viande. Pas besoin d'aller péter à Barcelone pour en goûter je vous ferais dire.
Heureusement, j'aime bien cette place. La plaza real. Dans mon souvenir, elle était ronde. En fait ce que j'aime, c'est la fontaine et ses palmiers.
Après quoi, nous avons de nouveau fait un tour dans le centre. Surtout dans une grande galerie commerciale appellé "le cortés inglés" pendant un minimum de deux heures. C'est un espèce de Papa des galeries Lafayette Françaises. Etrangement, nous sommes attirés par le rayon maquillage alors que pour ma part, il ne m'attire guère. Il n'y a qu'à me regarder. J'ai l'air d'une nonne. William aurait-il des élans de relooking ? Ohoh. Je me sens mal tout d'un coup. Il me propose de demander à la dame...des conseils de maquillage. Il me regarde avec ses yeux de pauvre petit bisounours. Elle me zieute. On se croirait à un concours de matage ! J'abdique.
Je me laisse carrément peindre la bouche. Etrange, Will n'est toujours pas parti en courant.
Je zieute le monstre que la dame me présente dans le miroir. ohh pas mal. Ca arrange carrément la face du monstre. Et combien coûte ce petit tube chère demoiselle ? 21 euros annonce-t-elle très sereinement. Ma personne manque l'étranglement sur place.
- Euh... je vais réfléchir, hein ? Merci bien très chère...
Mais, en fait, c'est ma bouche qui réfléchit en sortant du magazin. C'est elle qui va retirer de l'argent au distributeur et qui revient à la charge dans le même coin du magasin. Ce n'est pas possible. Elle a du m'ensorceler par mégarde.
Après quoi, c'est à mon tour de devoir faire changer Will de boxer. Bah, celui en peau de chamois, il ne te plait pas ? Ah bon. Et celui-là en plastique, non plus ? Bon, je ne dois pas trop m'y connaître. Je plaisante. Je te laisse le soin de choisir tout seul. Dis, on va pas y passer l'après-midi, hein ?
Will n'achète rien pour cause de radinerie soudaine.
En sortant du labyrinthe, nous avons envie d'aller au mercat (au marché). Will prend un jus à base de kiwi blanc ce qui donne une couleur rose fuchsia à sa boisson. Je ne sais quel drôle d'espèce d'animal l'a piqué mais il a des goûts bizarres tout de même depuis qu'on est arrivé. Je me demande s'il n'est pas enceint. Je ne me risque guère vu que j'en prends un à la fraise.
Après le jus de fruit, nous retournons dans les petites rues où nous tombons sur une drôle de place qui a pour nom "la Plaza vila de Madrid". Il y a un parc à étages où nous posons nos pattes fatiguées.
Lucy nous envoie un message sur le portable de William. Elle nous donne rendez-vous chez elle dans une heure pour nous donner le double de la clef.
Nous y allons derechef, sans passer par la case départ, ne recevez pas 20 000fr... mais une chambre préparée avec même une bouteille d'eau sur la table de nuit ! Je manque de lui sauter au cou ! Ce doit être un ange. Quelle aubaine ! Merci bien chère demoiselle.
Nous nous y posons une heure et nous nous faisons beaux pour sortir. Je vais jusqu'à mettre mon rouge à lèvre et j'en suis très contente. Et mes nouvelles boucles d'oreille. Enfin, c'est Will qui me les met parce que si c'est moi après, je me retrouve avec des trous d'éléphants. William a l'air d'être fière de sortir en ma compagnie ce soir...
Sur le chemin de la boîte, on se lance des "bam chica wah wah !!!" à tire larigot. Il suffit de tourner le cou pour voir des beaux gosses par brochettes ici. Dommage que nous soyons dans un quartier gays. Nouvelle curiosité bizarroïde de mon compagnon de voyage. Je ne suis pour rien dans l'affaire je précise. Will me sort :
- C'est dur de pas être un garçon, hein ?
- Pfft...t'es bête !
On a fini par rentrer dans un bar assez kitch appelé Dietrich. Nous nous sommes contentés de nous asseoir sur le canapé de l'entrée. William a commandé un martini blanc et moi un coca. Le martini blanc avait l'air de lui faire effet même que...même qu'au bout d'une demi-heure de bavardage :
- Oh...Louise you're exciting me this night, m'annonce-t-il en me caressant la jambe...
Euh .... tu es sûre que ça va ?Aa-a-arrêtes sinon tu vas me faire craquer et on va se faire arrêter par des homos...
Nous sortons de là parce qu'il n'y avait guère d'ambiance. Nous rencontrons un petit suisse ! Avec l'accent suisse et tout ! J'adooore. Comme convenu, il a l'air plus attiré par William que par moi. Il nous fais visiter un peu le quartier et nous emmène dans un autre bar. Berk... un endroit sombre avec que des mecs, viens will on se casse, j'en peux plus de cette espèce de genre masculin qui se suffit à lui-même...
Taxi ! Si ! On a pris le taxi. Avec le petit suisse. Ils nous a demandé nos prénoms respectifs. Et vous savez ce que je me suis vue faire avant qu'il ne parte ? Je vais vous le donnez en 1000 : je lui ai demandé si on pouvait avoir son n°de téléphone !!!
Pour qu'on puisse sortir soi-disant. Mais pour Will pour qui je voyais bien ça ne dérangeait pas de changer de partenaire de sortie. Le conquérant en sort illico son portable pour le donner à Marco puisque celui-ci a répondu positif. Quand il est partit, Will me regarde bouche bée et me déclare :
- Je n'aurais jamais osé.
Jeudi 12 Juillet
8:12 C'est l'heure qu'il est sur mon portable en train de se recharger à côté du tracteur qui se recharge également. Hihi. Piouf ! J'en ai marre qu'il dorme si tard. Pourtant Dieu sait que j'ai essayé de le réveiller par milles moyens. Je n'ai tout de même pas pensé au seau d'eau !...
Il faut que je te raconte mercredi maintenant. Parce qu'en dehors des matinées ou mon poisson rouge dort la bouche ouverte, on a une vie bien mouvementée.
Mercredi, il a pioncé jusqu'à 11h et demi mais après, nous avons fais beaucoup de choses que voili que voilou...
Nous sommes dans le centre vers 13h. On retrouve la rue où j'avais été logée il y a deux ans. Nous mangeons dans une sandwicherie. Ensuite, pour finir le repas en toute beauté, nous essayons le Starbuck du coin. C'est un café que l'on ne trouve pas en France qui fait des cafés un peu spéciaux comme le Fra... le Frapucino je crois. Une drôle d'espèce d'animal en tout cas. Un truc glacé et mousseux. Très bon. Un espèce de Milshake au chocolat et à la crème chantilly. Deux pailles dans le même verre. Une bouche pour chaque paille vous vous en doutez. Will est en train de faire de la drague à ma paille. Je vous explique la chose. Il faut dire bonjour à la paille par le bout de sa queue (façon de parler) et se frotter à elle sans retenue. J'ignore si ça a fait de l'effet à ma paille mais elles en ont fini le verre.
Ensuite, nous sommes encore au "cortés inglés" où nous achetons :
- un livre en espagnol pour moi pour quand il dort.
- une carte de mémoire d'un jiga pour mon appareil photo à 18Euros. Très bon marché par rapport à la France.
- Un déo et une pince à épiler (je ne vous explique pas pour qui)
- Des piles pour mon appareil (tu n'en veux pas pour réveiller tes épis le matin Wiloo ? laisse-tomber, j'ai rien dis)
Mais notre coin le plus tentant est celui des lunettes de soleil !!! William les passe tous au karcher ! Et allez-allez-allez !!! On s'en tire pour 25 euros chacun. Les miennes ont des strasses sur les côtés. Trop fort. Nous avons une mission à leur administrer justement : aller voir la Sagrada Familia.
Arrivés là-bas après maintes et maintes lignes de métro puantes, nous sortons de la bouche du métro et William en tombe ses lunettes ! Non d'une pipe en bois ! Quel est l'olibrius qui m'a fabriqué un monument pareil ??? Gaudi, monsieur. Il n'est plus de ce monde mais on continue toujours ses travaux selon ses plans.
Quatre tours géantes taillées en pierre. Le gus doit être fier de lui au paradis. Surtout que son monument est dédié à Jésus et toute la petite famille. Mais alors on pourrait m'expliquer pourquoi il y a une tortue géante au pied d'une tour ? Jésus était-il un gros mangeur de tortues ?
Pour marquer l'affaire, j'achète des marque-pages avec écrit Jésus dessus comme convenu. Nous prenons plein de photos de l'intérieur et de l'extérieur de la cathédrale. Non d'un chalumeau en plastique !!!... et Maria par là et Jésus par ci...
Après la saga de la sacrée famille, nous sautons dans un bus dont la destination s'avère être le Montjuic.
Why not ? Après tout, les bus à cartes illimitées nous servent aussi à visiter la ville. Aïe aïe aïe. Je suis amoureuse de cette ville. C'est vraiment géant et il y en a beaucoup pour les yeux. En plus, les veinards, ils sont en même temps près de la mer et de la montagne. Et dans les hauts quartiers près de l'endroit où on monte en funiculaire, on se croirait à la campagne. Le seul hic, c'est qu'ils n'ont pas mis le prix pour des paysans. 7Euros pour monter au mont chic. William est retourné dans une de ses bêtises qu'est celle de la radinerie. Je me suis même proposée de lui faire cadeau du trajet dans une générosité ridicule. L'homme ne lâchera pas l'affaire. « Il fait moche » trouve-t-il comme excuse. C'est pas faux mais c'est ce qui s'appelle un Montjuic sans Montjuic. On trouve quand même un coin où on peut prendre un beau panorama de la ville en photo.
Quand on retourne dans le centre, on fait un peu les boutiques parce qu'on a froid. On rentre
dans un magasin pour homo où il y avait des belles chemises noires. Il a oublié sa radinerie pour pouvoir acheter une chemise ES à 35¤. Quand j'ai vu mon bisounours dedans, j'ai faillit le cacher de peur qu'il ne se fasse kidnapper par les homos ici présents. Il me demande s'il est « Guapo » dedans et ma réponse est : « Si ! Claro !». Ah j'oubliais, on vient d'inventer une nouvelle langue qui s'appellerait le spa-franglish. Trop classe... même si on doit se répéter plusieurs fois.
Nous achetons un sandwich. Un sandwich tout riquiqui qui a l'air d'avoir peur qu'on le mange. Il est vrai qu'il ne nourrit point son homme et encore moins sa femme ! Nous nous asseyons sur une autre place où il y a des skate-boards qui manquent de nous écraser les orteils !
Il est 22h. Sachant que le métro ferme à minuit, il nous reste le temps d'aller au port.
Alors que nous y allons avec nos pieds fatigués, une chanson de Louise Attaque me trotte dans la tête...
J'vais habiter au port
C'est là qu'j'habite vraiment
et tant pis pour le confort
Vous avez l'heure s'il vous plait ...
Mouais. Pas très gaie comme chanson. J'ignore si c'est la fatigue de la journée dans les pieds qui me fait penser à une chanson pareille.
Mouais. Je n'habiterais pour ma part certainement pas au port. C'est mort. A part des bourges qui mangent dans des restaurants chics.
Décidément, cette fin de soirée ne traduit guère l'esprit euphorique de la journée. Au lit !
Vendredi 13 Juillet
8 :OO Hier, il m'est arrivé une broutille mais la journée de Jeudi fut excellente quand même. Laissez-moi vous raconter l'affaire.
A passé 13h, nous petit-déjeunons !!! Je vous jure. Dans mon pays d'origine, en Belgique, on déjeune à 11h30 alors vous comprendrez pourquoi mon estomac crie famine à l'heure dite. Cette fois-ci, on prend deux verres. Will goutte leur capucino et moi leur café au lait. Rien à redire garçon. Vous pouvez disposez. Alors qu'il dispose, je mange mon pastes (mon croissant au chocolat espagnol) comme une sauvage. Mmmmm... je manque l'extase !!! Nous leur demandons un sac pour pouvoir emporter les verres en plastique ce qui donne en français :
- Je pourrais... nous pourrions avoir un sac dans plastique ?
La censée serveuse me regarde d'un air franchement inquiet sur ma santé mentale.
- un sac... dans sac plastique pour prendre avec nous verres...
J'aggrave apparemment le cas de ma personne puisque la dame appelle sa collègue. Celle-ci nous file derechef deux verres de plus dans les pattes. Pas grave. Et bonjour chez vous !
Comme prévu, nous allons visiter le parc Güel. J'aime beaucoup la promenade en montée. La vue d'en haut de l'immense rue est amusante. Je me mets à rêver et à chanter dans ma tête :
Quand je marche, je marche droit...
Quand je suis ici, je suis dedans...
Quelle drôle d'idée...
Là haut, on a un panorama géant de la ville. Obligés de faire des photos. Will, toujours amoureux de la ville, se met à avoir le soufle court, euh anormalement court.
- Euh, tu es sûre que ça va ?
- J'ai de l'asthme...
Oh oh... comment dit-on docteur en espagnol ? Will regarde la ville et peu après s'être calmé me sourit :
- C'est rien. J'ai vu Barcelone. Je peux mourir.
Sourires. Moment de bonheur. Chuut...
Le panorama précède la visite du parc. J'aime beaucoup les bancs publiques en mosaïque. Et les deux maisons qui ont l'air d'être faites en pâte à modeler !!! Il faut les voir pour y croire. C'est sûre qu'ils ont le sang chaud les espagnols pour fabriquer des maisons qui inspirent tant à y rentrer et à ... j'ai rien dis.
(Je lis ma phrase à Will qui me répond : « Nique nique ? Cric crac boum ? » Dieu me tripote. L'homme aurait-il tourné siphonné ?
Il sort ce soir. Sans moi ! Si, c'est vrai. Non mais je suis trop nase et ça me fait du bien d'être un peu seule.)
Ensuite, nous retournons au mercat pour acheter des cerises et quatre tomates. Nous sommes amoureusement attirés par la mer. Notre mer. Notre chère belle mer. Euh...c'est à dire que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l'idée. Fichus touristes ! Nous nous sommes barcelonais depuis peu, c'est différent. A peine allongées, nos jambes nous ordonnent de continuer. Pour voir d'autres rives, d'autres vagues. Pour voir l'infinitude de la vague qui tape nos pieds, roule et se reforme. Nos pieds s'enfoncent dans le sable à chaque pas. Ils finissent par s'arrêter sur un coin plus calme de la rive.
Nous mangeons les cerises et les tomates en goûter.
Un couple est en train de se faire un câlin sur la plage. William sourit en me disant :
- City sex and sun. Il nous manque le sexe.
Nous piquons du nez dans nos tomates.
Retour au centre, notre rechargeur de batterie taille
humain. Marcher dans l'eau, ça creuse.
Je propose à William :
- Ca te dirait de manger des pâtes ?
- Je pourrais manger un sanglier mais...pourquoi ?
Je l'emmène illico dans la rue où j'avais habité il y a deux ans, la Ronda San Pere, au restaurant express italien qui ne sert que des pâtes pas chères.
Je revois la table où j'avais manger seule.
Ce ne sont pas les évènements qui changent. C'est notre manière de les vivre. Nous avons bien mangé, bien bu et bien vécu... retour a la casa.
Euh pas tout de suite. Avant d'y arriver, dans le métro, un monstre en baskets me marche sur les orteils !!! Sacrilège ! Ooh-oh Will, aide moi, j'ai trop mal. Monsieur n'en n'a que faire de mon orteil. Il essaye à présent de conquérir le tram. Je courre à moitié à cloche-pieds. Assis dans le tram, nous trouvons le temps de zieuter l'état de mon ongle... ohmondieu ohmon dieu ! Je saigne !!! Mon ongle est tout mou le pauvre. Saletés de baskettes ! Qui est-ce qui m'a fabriqué des animaux pareils ?
Enfin, mon orteil n'est pas faché de regagner le lit.
Moi à William cinq minutes plus tard :
- Tu dors ?
- Non, puis avec une voix haut perché, je réfléchis : pêche ou framboise ? Pêche !
Morts de rire. C'est un sketch de Florence Foresti sur les filles douées pour la vie à deux. Il me refait tous les sketchs de la dame jusqu'à point d'heure.
20 : 30 Aujourd'hui a été la pire journée du voyage.
C'est aussi pour ça que ça me fait du bien d'être seule. C'est le vendredi 13 qui doit me porter malheur. Caramba ! Une insolation toute l'après-midi avec en prime une boule dans la gorge. Il fait trop chaud dans ce pays. On s'est disputé. Soi-disant que je le tresse en partant 3km devant. Il est vite stressé aussi. Bref, on passe l'après-midi à se donner un air de vieux couple et à traînailler dans le quartier gothique et beaucoup de petites rues sympas. J'aurais pu en profiter mieux si seulement je n'avais pas eu cette insolation, mon orteil qui me fait encore mal et une certaine envie de pleurer enfouie au fond de la gorge. Bah, même dans l'amitié il y a des hauts et des bas.
L'atmosphère se détend un peu quand il me fait sa tête de pauvre petit bisounours qui me fera toujours rire. Nous sommes à présent en-dessous de l'arc de triomphe. Je confesse à Will :
- J'ai des lancements dans le crâne...
- Ca c'est le signe d'une insolation... tu veux que j'essaye de trouver le lidl tout seul ?
Merci. Pendant ce temps, je pique un somme en dessous de l'arc. Pas triomphante cette histoire. Même pas de supermarché pas cher dans le coin. J'ai l'impression que les espagnols n'aiment pas trop tout ce qui ne vient pas d'eux. Je prends quand même quelques photos remarquables de William en train de faire le conquérant en-dessous de l'arc et nous quittons les lieux.
Je me jette sur mon lit en arrivant et je dors trois heures ! Dieu que c'est bon ! Me voilà toute fraîche pour écrire une grande partie de la nuit.
Samedi 14 Juillet
O7 :OO Ouf, plus de tracteur à côté de moi ! J'ai dormi comme un bébé en prenant toute la place !
Non mais c'est vrai quoi. A chaque fois, il prend déjà les trois quart du lit avec son torse alors je ne vous raconte pas si vous y rajoutez ses fesses !!!
Note, je me garderais bien de les lui enlever. J'espère juste qu'il se souviendra de sa freakish (surnom qu'il me donne qui signifie capricieuse en anglais).
C'est ça la liberté ! Etre content d'être seul tout en sachant passer de bons moments avec les autres. Tu sais ce que je vais faire ? Je vais aller prendre une douche parce que j'ai toujours le corps chaud de mon insolation.
A vrai dire, je ne suis pas complètement seule dans la maisonnette.
- Louise ? C'est toi ?
Lucy à moitié endormie sur son lit. Non-non, ne t'inquiètes pas, c'est le Pape.
- Oui ?
- Tu es toute seule ?
Comment a-t-elle deviné ?
- Oui. William est sortit en boîte hier soir.
- Aah. Et il n'est jamais revenu ?
Vous connaissez l'histoire de l'homme qui a dit à sa femme qu'il était partit acheter des cigarettes et qui n'est jamais revenu ? Euhhh...
- Non. Mais c'est pas grave, il va revenir.
Un quart d'heure plus tard, une intrusion dans ma chambre :
- Je peux rentrer ?
- Oui, oui.
Elle se regarde dans l'unique miroir de la chambre alors qu'elle n'a pas un épis à coiffer.
Moi et mon éternelle cruciale question du matin :
- Tu as bien dormi, non ?
- A peine en fait. Hier, j'ai vu mon amant en fait il est arrivé vers 2h30 et dès qu'on a eu finit ...je lui ai dit « Bon tu t'en vas maintenant, hein ? » parce que tu sais quand tu es trop derrière eux après...
Pour ma part, je ne faisais que hocher du chef parce que je n'y connais fichtrement rien. Il aurait fallut déjà que j'ai un homme pour savoir ce qu'était le fait d'avoir un amant. Crotte de bique.
- Et en fait comme son fils...
Me voilà à me la jouer à la psy de bon matin.
- ...parce que j'ai vu que tu étais toute seule alors j'ai éteins les lumières...
Silence. Serait-ce mon tour de confession ?
- Hier, on a acheté des courses au carrefour pour ne pas dépenser trop pour manger.
- Oui. Mais tu ne devrais pas laisser le paquet de céréales par terre parce que les rats vont venir après...
Sacrébleu ! Des ras dans ma chambre ???
- Aaaahhhh... je vais les mettre dans la cuisine.
Cliquetis du volet en fer de la porte. Serait-ce déjà des rats géants ?
William. En chair et en os.
A son tour de passer sur le divan de la psy (le canapé en fait). J'essaye de ne pas trop le harceler de question sur Barcelone by night. Il me sort tout de go :
- Je n'ai jamais trouver Salvation.
La boîte où il voulait aller.
- Ab non ? Et t'as fait quoi alors ?
- Ben je me suis fais des amis et on a été dans les bars du quartiers gays qu'on avait vu tu sais ? On a même pris un verre. J'ai rien payé ! J'étais ici à 8h mais je voulais pas vous réveiller.
Monsieur s'endort le sourire aux lèvres. Si vous voulez mon avis, il n'y avait pas que des amis dans le lot... il dort...adieu Berthe !
18 :41 Piouf ! Quelle journée !!! William n'a pas pu dormir bien longtemps parce que Lucy devait faire des travaux dans la chambre. Moi, ça m'a arrangé comme ça je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Une heure après qu'il soit revenu, on était dehors tant bien que mal. J'avais du le secoué comme une forcenée pour qu'il se réveille. Bref, la journée de samedi a bien relevée celle de vendredi ! Je vous explique...
Je suis sauvée par la carte bleue !!! Je croyais devoir me débrouiller avec 6Euros pour les deux derniers jours parce que je ne pouvais plus retirer au distributeur et William a eu l'idée du siècle :
- Et tu es sûre que tu ne peux pas payer avec ta carte ?
Sainte Marie mère de Dieu et tous les saints du calendrier je vous love !!! Merci-merci-merci...
Je constate que ça marche quand je peux acheter un haut bleu turquoise en coton trop joli que je me serais jamais permise d'acheter en temps normal. Du coup, à la place de l'insolation, j'ai la fièvre acheteuse !!! C'est trop bien ce système !!!
J'en profite pour acheter donc ce haut turquoise, un tee-shirt flash avec marqué Barcelone dessus, un pantacourt blanc, une jupe blanche (parce que ce soir nous sortons dans une soirée spécial blanchitude), et des chaussures à talon en cuir. Bref, l'euphorie du début d'être dans le centre est revenue en toute beauté. J'offre même un pantalon blanc à Will.
Nous sommes de nouveau au mercat où nous achetons cette-fois-ci des bonbons avec le peu de monnaie qu'il nous reste puisque de toute façon, nous avons acheter à manger pour le reste du séjour. Je n'ai jamais fumé de ma vie, mais alors des bonbons, je ne peux pas m'en passer. Retour a la casa. Deux anges sortent ce soir. Gare à vos fesses !
Dimanche 15 Juillet
11 :40 C'est ce qui s'appelle une grasse matinée ! William dort toujours. On est rentré à 4h du matin...
On devait faire deux boîtes et finalement on a fait deux bars. La deuxième boîte sur la liste ouvrait à 6h du matin (ils sont fous !) mais c'était pour demain matin et la première n'a carrémént pas voulu de moi soi-disant parce je fais partie de la gente féminine. Je vous raconte le topo...
Il est minuit. On cherche après Salvation, on cherche à être sauvé, surtout mes pieds qui n'en peuvent plus déjà. Pas de trace de cette fichue boîte. Mes yeux manquent de sortir de leur orbite à force de chercher. Et... je vois une espèce de porte de garage fermée avec écrit dessus « Salvation »...
- William !!!
- Ah. Oui... J'aurais du t'emmener avec moi hier.
Ben oui...les hommes ont toujours besoin des femmes, c'est bien connu ! Tais-toi Louloue, ça vaut mieux.
Mais William se fait timide alors que « Salvation » s'ouvre...je le comprends : six King-Kongs sont prostrés devant la boîte. Je le devance :
- Est-ce que j'ai l'air d'une lesbienne ?
- Euh...non. Mais je te ferais passer pour ma cousine.
Trop aimable. Cela dit, rien ne nous empêche d'attendre sur un banc que la boîte s'anime.
On mate les homos. Malheur, il n'y a que des vieux et des moches. Ils attendent sur le banc comme nous.
Bon, Wiloo, on va pas coucher ici, dis ?
On avance doucement vers la boîte. J'essaye de ne pas marcher à cloche-pieds. William passe comme une lettre à la poste. Quand à moi :
- Arhgue bou jdak no hah ouah blue com bah ?
Pardon ?
William declare dans toutes les langues :
- C'est ma cousine.
Le gardien qui garde et qui aboie comprend que nous
sommes français :
- Oui mais il vous faut un pass rose pour les filles.
Pas possible...ça existe encore ce system ? J'ignorais que les King-Kong faisaient à ce point des fixettes sur les couleurs. Bah, des anges n'ont pas besoin d'être sauvé pour danser. William en profite pour me narguer :
- Porqué estas una hija ? Why are you a girl ?
Ca va, j'ai compris. Urf ! Ben, desfois, j'aimerais être un garçon.
Du coup, on fait le Dietrich avec que des laids gays partout (à part William je précise) mais une bonne musique. Il me prend par la taille. Ohoh... je lui sortirais bien comme lui la dernière fois « You're exciting me this night» mais je me retiens de peur que ça ne le ralentisse grandement dans sa lancée.
Biouf...calor calor ! Viens, on va boire un verre.
Et c'est repartit pour un tour...chaud devant ! Et vas-y que tu me fais valser...ah, le truc de descendre avec le dos, j'y arrive pas. Je dois être trop vieille.
Un petit tour dans le quartier aussi. Mes pieds n'en peuvent plus. Heureusement, Le Strass n'est qu'à une rue plus loin. Même topo mais en plus chaud.
Avant de partir, on demande «un vaso de agua» et on gagne une bouteille d'eau. Mmmm...bien fraîche... et mes pieds peuvent se reposer au moins sur ce tabouret. Will fait une drôle de tête toute vide. Je connais cette tête. Je lui dis doucement :
- On y va.
Il me suit. Il dormait les yeux ouverts.
On chope le NightBus et je réveille William de bonne humeur en aggravant mon cas de cloche-pieds. Il est mort de rire.
15 :40 Je vais mourir étouffée. J'ai pris le temps de me doucher, de petit-déjeuner, de m'habiller, de ranger mon coin de chambre et de lire un peu mon livre en espagnol sans trop rien y comprendre. Rien n'y fait ! Will dort encore et encore.
Tout à l'heure, j'ai risqué un :
- Wiloo, il est bientôt 4h...
Que nenni ! Monsieur n'a pas sourcillé d'un sourcil.
Je vais écrire une lettre à ma s½ur, tiens, ça va me changer les idées.
17 :00 Ah, tout de même. Réveil en hâte des épis du hérisson qui se tient pour ainsi dire pile en face de moi. Ouhhhh c'est dur le réveil...
- Il est 4h t'as dis ?
- Euh... 5h maintenant.
- Ahh.
23 :00 J'ai encore eu une insolation. Décidément, mon corps ne supporte pas la chaleur. Si je dois faire une mission humanitaire de ma vie, je ferais mieux d'aller aider les pingouins au Groenland.
Après que monsieur ait daigné sortir ses deux de tensions hors du lit, nous nous sommes dirigés vers la mer histoire de nous changer les idées...
Pour cela, nous empruntons le chemin des ramblas où il n'y a pas un chat au début. Puis, plus nous approchons, plus il y a de terrasses, de restaurants et de gens en maillots de bain et serviette. Will, je crois que nous sommes sur la bonne voie.
Nous parvenons à nous dénicher un carré où mettre nos deux serviettes parmi la vague bruyante et déchaînée de touristes enragés.
Mon légume en profite pour dormir et me laisser griller au soleil pendant deux heures.
William me réveille de ma lecture endormissante par un charmant :
- Eh la poilue...on s'réveille ?
J'ouvre un ½il derrière mon livre. Il persiste dans son délire :
- Ben quoi...t'es plus poilue que moi !
Et le voiti pas repartit dans une tranche de marrade.
La gente masculine est d'une délicatesse par moments, ça fait peur. Moi, je le réveille en prenant des pincettes comme je sais pas quoi de peur de brusquer monsieur et lui, il croit qu'il va me donner envie de me lever en me traitant carrément de zombie. C'est pas croyable...
Il me fiche la paix en allant goûter l'eau. Je prends des films de la plage. Je me dirige à mon tour vers l'eau. Je ne me risque pas plus qu'aux genoux de peur de me faire aspirer par les rouleaux géants. Je regarde mon frère de loin. D'un air de conquérant, il regarde la plage. Bah, c'est mon « cousin » après tout, il a le droit de m'énerver un peu et de me faire beaucoup rire. Je l'adore. Je reviens vers lui.
- Estaba buena ?
- No mucho.
Mais Barcelone, oui. Elle est bonne.
Fin.